Citadelles du monde

Publié le par spbelgique

 

 

     Citadelles du monde

Le départ de la gare me sépare de mon père,

Je ne suis nulle part, il me manque la mère.

Toujours sur cette terre, je n’entends que la guerre.

J'aimerais me coucher, calme,  au bord de la mer.

Nous irons dans l'union, que chacun s'exprime et donne son opinion.

Tunis, Trablouse et le Caire, tout de nouveau est à refaire.

Je veux vivre mon rêve avant que la vie s'achève.

Citadelle, ma casbah, je t’appelle Casa

Y a même un de tes fils qui bosse à la Nasa !

 

Je prie pour ceux qui vivent en pauvreté, tendant la main de la mendicité.

Je hurle à ceux qui sont riches, ils n’écoutent pas, ils s’en fichent.

Je prie pour ceux qui sont en lutte, qu'ils atteignent enfin le but.

Je crie à ceux qui ont le pouvoir, que demain sera victoire.

Citadelle, ma city, je t’appelle Conakry

Chaque jour pour ma mère par amour je t’écris.

 

J’ai quitté mon pays avec tant de souffrance.

Destination Belgique en passant par la France.

Citadelle, mon enfant, je t’appelle Tétouan

Trop loin de toi j’ai dû devenir grand.

 

J’ai laissé ma vie et tous mes souvenirs

Dans le fol espoir d’un nouvel avenir.

J’ai trouvé des maisons qui toutes se ressemblent,

Toutes aux couleurs sombres formant un triste ensemble.

Citadelle sans danger,  je t’appelle Tanger.

Dans tes deux mers sans peur je pouvais plonger.

 

Trop de moments horribles dans mon cœur trop sensible.

J’ai laissé le soleil et la mer pour le vent et la terre.

Je veux survivre malgré la solitude, dépasser la vie de servitude

Partageant nos vies pour sauver nos certitudes.

J’ai pas trouvé le langage pour vous dire ma rage.

Ma citadelle à moi, je t’appelle Kenitra

Là où mon soleil toujours se lèvera.

 

J’aimais mon pays, le voilà tout pourri.

Hier le bruit des fleurs, ce matin celui des pleurs.

Les enfants savaient jouer, ils ne savent plus que crier.

La guerre n’a laissé que des cœurs brisés, quand pourront-ils cicatriser ?

Citadelle, ma compagne, je t’appelle Focsian

Dans mon cœur chaque jour c’est toi qui m’accompagnes

Toujours on entend : « On va vous aider » mais chaque fois ils nous laissent tomber.

Les puissants ne peuvent que détruire mais nous on va tout reconstruire.

Le peuple patient soulage sa peine attendant que le printemps revienne.

Citadelle, ma ville, je t’appelle Guyaquil

Moi là-bas, si petite je vivais si tranquille.

 

 

 

                                                              

                                    Etudiant(e)s  en français 6  Institut Machtens ,Molenbeek

                                             Enseignante :Nadine Rosa-Rosso

 


Publié dans Quand les mots parlent

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